J'ai peur que l'on me la vole....
Le bronze ne fait pas de recettes....
Nos cloches ne sont pas faites en cuivre mais en bronze, alliage spécifique de cuivre et d'étain coulée à 1200°C et propre aux Fondeurs de cloche sous le terme d' "airain".

 Le recyclage de ce métal : bronze de cloche n'est pas facile car il n’intéresse pas les "ferrailleurs" mais essentiellement les Fondeurs de cloche qui sont peu nombreux en Europe.
Quelle valeur ?
Le marché de la cloche de seconde main est peu florissant, même chez les brocanteurs. Nous avons souvent des demandes pour des cloches d'occasion auxquelles nous ne pouvons pas répondre. Aux demandes d'un chiffrage monétaire d'une cloche ancienne: notre réponse se base sur le prix du bronze (à l'exception des cloches historiques).

La vraie valeur reste l'attachement sentimental apporté par le propriétaire de la cloche ( ou de la  famille de celui-ci) . Il n'est pas rare que , lors d'une vente d'une maison , les anciens propriétaires partent avec la cloche. Nous refaisons des équipements pour des clients qui veulent remettre en place une cloche qui vient de leur famille. 
  
Les cloches racontent  bien une histoire...

C'est peut-être par peur d'avoir des "histoires" que cela ne tente peu les voleurs!
Les cloches sont identifiables
Les cloches  de la gamme portent toutes la marque  Paccard et, pour les cloches de la gamme Campanuna, elles sont numérotées. De plus, le client  demande  souvent une décoration ou une inscription.

Cette facilité  de rattachement  de l'objet à son propriétaire  a un côté dissuasif (ou préventif)  qui nous pousse à suggérer  à nos clients d'ajouter toujours une petite personnalisation à la cloche commandée.

Bien sûr personne n'est à l'abri d'un acte de vandalisme  ( ou de vol ) gratuit mais avec l'expérience nous pouvons affirmer qu'il n'y a pas de raison qu'une cloche soit plus volée qu'un autre objet.
Une illustration concrète d'un vol de cloche....
Nous avions été contacté  en mai dernier par la  Mairie de Mailhoc pour un devis  suite au vol de la cloche  de l'église de Saint-jean-le-Froid, commis le week-end du 2 et 3 mai. Suivant un article de Nicolas Stival le 11 octobre dans le journal 20 minutes :  " L’affaire avait fait du bruit au printemps, dans le Tarn et au-delà. Elle semble désormais résolue. Au terme d’une enquête de plusieurs mois, les gendarmes de Cagnac-les-Mines et de Monestiès ont interpellé trois hommes pour le vol de la cloche de l’église.
Selon la gendarmerie du Tarn, les membres du trio, âgés de 20 à 23 ans et placés en garde à vue le 7 octobre, ont reconnu avoir dérobé le massif objet en bronze de 150 kg pour « se faire de l’argent ».Seulement, ils n’ont pas pu vendre le métal car les entreprises spécialisées dans ce commerce avaient été alertées à la suite de cet insolite larcin. Ils n’avaient alors rien trouvé de mieux que de se débarrasser de leur embarrassant butin dans un étang de Cagnac-les-Mines, non loin de leurs domiciles.
Le bronze ne semble donc pas faire recette !